Elles sont petites, moyennes, grandes. Elles sont maigres, minces, rondes, carrées, ou encore trop carrées pour être des femmes. Elles ont les cheveux lisses (les hommes ne bandent-ils pas sur des cheveux frisés?), trop de maquillage. Elles ont des seins que leur dos frêle a sûrement du mal à supporter parfois. Elles fument, pour se donner une contenance.
Parce que se tenir debout devant une fenêtre pleine grandeur éclairée d'un néon rouge devant les yeux des passants n'est pas simple. Vous feriez quoi, vous, des heures devant la fenêtre à essayer d'attirer le regard des clients? Ou plutôt l'argent des clients. Parce que des regards, elles en essuient plein. Des surpris, des désireux, des nécessiteux, des frustré(es), des choqués. Étonnamment, c'est en croisant le leur qu'on se sent encore plus vulnérables qu'elles. Les putes d'Amsterdam sont installées en plein coeur du centre-ville, sur ce qui pourrait être à Montréal la rue St-Laurent. Y a du monde.
En rangées dans leurs cabines, elles s'étalent sur une dizaine de ruelles que les curieux parcourent en zigzag, entre deux artères principales. Au chaud dans leur petite cabine, elles font des clins d'oeil, des tatas, des petites danses. Elles essaient. Elles sont des attractions touristiques. La Ville devrait les payer pour qu'elles louent les cabines. Peut-être qu'ainsi, elles n'auraient plus besoin de laisser entrer les clients pour payer les comptes.
Amsterdam décomplexée expose les vices du monde dans les vitrines de ses cabines à putes pourvues d'un lit, d'une bouteille de K-Y et d'un rouleau de papier de toilette. Dans celles de ses coffee shop, qui vendent de la mari, du hasch et du Pepsi. Sex, drogue, argent, jeux. Las Vegas du nord.
On en ressort avec un vague haut-le-coeur. Une légère surdose d'hommerie. On connaît les travers de nos excès et leurs conséquences, mais ils fessent moins tapis dans l'ombre d'une ruelle.
J'ai eu une idée: peut-être qu'une ville où tout et son contraire serait permis suffirait à nous écoeurer pour de bon.
Amsterdam est aussi autre chose que le Red Light et le vice. On en reparle bientôt.
Amsterdam est aussi autre chose que le Red Light et le vice. On en reparle bientôt.
Encore une fois tu sais nous transmettre ce que tu ressent lorsque tu découvre les coins de pays.Tes mots à leurs tour se changent en image lorsque je les parcoure.Le dessin est super!
RépondreSupprimerMerci Véro xxx
Véro, tu dessine mieux que mon frère!Car ton dessin est identique à notre visite. Elle fût plus que ça, mais cette partie est une représentation fidèle à un monde bien réel, portant...
RépondreSupprimerCynthia qui dit à tous que ce trip doit être vécu pour un enrichissement sans déception.