Bruxelles
C'est l'automne mes petits loups! Hier pendant qu'on hésitait par-dessus les oignons du petit supermarché marocain, les oies sont passées au-dessus de nos têtes. Par-delà la fine couche de nuage qui couvrait le soir de Bruxelles, c'était le party dans la volée. Kouak kouak, c'est pareil dans toutes les langues.
Je n'ai jamais vu, et encore moins entendu, une volée de bernaches au-dessus de Montréal. La faute des grattes-ciel, peut-être.
- Les gars, on prend la sortie de St-Jean, la dernière fois, on en a perdu 3 dans les vitres de la Place Ville-Marie.
Bruxelles s'étend de tout son long en oubliant de grandir. Mais, parfois, il lui pousse sur le visage comme des boutons. Un édifice de plusieurs dizaines d'étages s'élève au-dessus de la mer de quatre étages comme un tsunami d'acier et de vitres-miroir. Les urbanistes appellent ça la «bruxellisation», ou l'art de construire du pas rapport parce qu'il faut bien moderniser.
Cet automne, il me prend comme une envie de me bruxelliser la vie. C'est une impression de stagner, ou d'avancer dans la mauvaise direction. Comme les arbres, je perds des feuilles. C'est bien beau, les remises en question et c'est le lot de ceux qui cherchent à aller de l'avant. Mais dans ces moments, faut prendre garde à ne pas construire un gratte-ciel quand on a plutôt besoin de voir l'horizon. Et d'entendre les oies.
Bruxelles n'est pas ce dessin et ce dessin n'est pas Bruxelles. C'est un bout du profil de Manhattan quand ils auront bouché le trou du WTC. Par le grand K, évidemment.


Très bon billet plein d'humour! Tu me fais sourire malgré la saleté d'hiver qui s'en vient! Bisoux! Cyntia
RépondreSupprimerC'est parce que tu vérifies pas le ciel assez souvent mon amie. Mais en même temps, qui pense encore à regarder le ciel de nos jours? Je te confirmes que les bernaches voyagent bel et bien au-dessus de la ville (bon en tout cas au-dessus de Villeray-Petite-Patrie) On les entend clairement passer par un beau samedi calme et ensoleillé. En fait, pour peu que tu te donnes la peine, y'a beaucoup de chose qu'on peut percevoir à travers la grosse ville. De chez moi, pendant les vacances de la construction, le dimanche quand tout est encore à se réveiller, on entend même les tam-tam au loin parfois (bon le Grand Prix aussi, mais c'est crissement moins poésique, pis moi chu poèse pas mal de ces temps-ci)
RépondreSupprimerGros câlin!
Salut ma belle , te v'la enfin ,je suis heureuse. Tu es un peu comme ces belles bernaches qui traversent notre ciel. Je me demandaient où elles s'en allaient , avoir su je leurs aurais demandé de t'apporter une surprise, hi hi hi... Pour ma part je trouve toujours ça beau l'horizon , suffit de savoir regarder. Tes photos le prouve que ça soit d'en bas ou d'en haut. Je t'aime ma belle Véro xxx :-)
RépondreSupprimerP.S. Karl ton dessin est superbe. xx
Ah ben Gab tu me rassures sur la pouésie de Mourial. Ça me rappelle d'ailleurs que j'avais une fidèle famille de canards dans le plus beau parc outremontais du monde entier.
RépondreSupprimerMoi j'aime l'horizon presque autant que les grattes-ciel, et ce blog n'en est pas un de discrimination urbaine. Il s'agit plutôt de prendre le temps. Et d'apprécier ce qu'on a. Et de faire des transformations harmonieuses.
Sur ce, m'en vais me raser les cheveux avant de les bleacher.