Avanos
Chez Kirkit, on se rassemble le soir autour d'une grande table tendue d'une nappe marine a hiéroglyphes. Comme au temps des voyageurs des grands chemins et de leurs hotes, on mange, on raconte. Sur la table, des plateaux d'olives fraiches et croquantes, des jarres d'eau, du vin. Yacin boit religieusement son verre de rakı en mangeant du melon miel. L'odeur sucrée et anisée de l'alcool fort embaume les nuits fraıches de la Cappadoce.
On ouvre avec une soupe relevée. On mange des poivrons verts farcis au riz et a l'agneau, avec un yogourt a l'ail. Et on nettoie le fond de notre plat de terre cuite avec un bout de pain frais. On engloutit du raisin vert un peu sure dont on avale les grains tout rond.
Quand le rakı fait son effet, les yeux commencent a briller et Yacin sort son bagage de vieil étudiant en philo pour disserter sur l'Europe, les gens, les mouvemements sociaux. En français s'il-vous-plaıt. Car chez Kirkit, ça parle français autour de la grande table. Un français lent et chantant, des "r" serrés au fond de la gorge, les "r" de ceux qui les roulent habituellement.
Chez Kirkit, dans la petite cour décorée de poterie et de rosiers, on se croit revenu dans le temps ou les témoins du monde allaient a pieds, de porte en porte, a la recherche d'une histoire a entendre.
Mais bien des choses ont changé depuis. Les voyageurs des grands chemins sont devenus des touristes. Et Yacin, 52 ans, petit fils d'un imam, dit haut et fort que la religion est dangereuse.
Mes amis, j'ai oublié mon précieux fil pour transférer des photos! Donc, je vous réserve les splendides paysages de la Cappadoce pour la prochaine fois.
Chez Kirkit, on se rassemble le soir autour d'une grande table tendue d'une nappe marine a hiéroglyphes. Comme au temps des voyageurs des grands chemins et de leurs hotes, on mange, on raconte. Sur la table, des plateaux d'olives fraiches et croquantes, des jarres d'eau, du vin. Yacin boit religieusement son verre de rakı en mangeant du melon miel. L'odeur sucrée et anisée de l'alcool fort embaume les nuits fraıches de la Cappadoce.
On ouvre avec une soupe relevée. On mange des poivrons verts farcis au riz et a l'agneau, avec un yogourt a l'ail. Et on nettoie le fond de notre plat de terre cuite avec un bout de pain frais. On engloutit du raisin vert un peu sure dont on avale les grains tout rond.
Quand le rakı fait son effet, les yeux commencent a briller et Yacin sort son bagage de vieil étudiant en philo pour disserter sur l'Europe, les gens, les mouvemements sociaux. En français s'il-vous-plaıt. Car chez Kirkit, ça parle français autour de la grande table. Un français lent et chantant, des "r" serrés au fond de la gorge, les "r" de ceux qui les roulent habituellement.
Chez Kirkit, dans la petite cour décorée de poterie et de rosiers, on se croit revenu dans le temps ou les témoins du monde allaient a pieds, de porte en porte, a la recherche d'une histoire a entendre.
Mais bien des choses ont changé depuis. Les voyageurs des grands chemins sont devenus des touristes. Et Yacin, 52 ans, petit fils d'un imam, dit haut et fort que la religion est dangereuse.
Mes amis, j'ai oublié mon précieux fil pour transférer des photos! Donc, je vous réserve les splendides paysages de la Cappadoce pour la prochaine fois.
Tu viens de m'offrir le plus beau repas de mon été...merci.
RépondreSupprimerKarl
tm xx
C'est ça! Traverse la moitié du monde juste pour aller rouler des «r» avec du monde qu'on connait pas... T'es tellement le high de ma journée toi! Je suis jaloux!!
RépondreSupprimerDire que tu me taquine lorsque je roule mes 'r'.
RépondreSupprimerMaman xxxx