Bruxelles
Quand je prends des photos avec mon kodak numérique, je m'amuse avec les pitons et les fonctions pour faire de ma photo une représentation fidèle de ce que je vois. Aussi vive qu'un souvenir. Et je prends 3-4 fois la même, pour être sûre d'avoir une belle shot. Flash. Une mémoire en plus. Un back-up de ma vie. Si je suis Alzheimer un jour, je pourrai la parcourir et trouver ses couleurs très bien balancées.
J'ai acheté mon kodak à pellicule sur un coup de tête parce que j'avais envie d'une lentille qui fasse rentrer tout le paysage, et qu'en ajouter une sur mon kodak numérique m'aurait coûté 250$. Alors je l'ai acheté, petit appareil de plastique blanc (jadis naguère autrefois, parce que le blanc, ça vieillit plus vite que les photos).
J'avais oublié ce que ça faisait. De développer une pellicule qu'on a mis des mois à aller porter à la boutique. Comment ça nous frétille en dedans, de découvrir. De pas régler tout sur l'écran LCD HD 3 pouces.
J'ai fait exprès de pas regarder l'index, pour savourer la surprise, photo après photo. La photo du dessus va en-dessous du paquet. Ah, mais oui, le double aussi est magique. Ohhhhh, celle-là me rappelle, me rappelle, me rappelle...
Mon kodak blanc fait des photos comme un oeil qui regarde par le fond d'un verre de Bailey's dont on vient de prendre la dernière gorgée. Il change les ruines turques en toiles de Dali, les portraits de couple en annonce de yogourt allégé, les bords de Méditerranée en après-midi confortable. Mon kodak blanc fait des photos en forme de moments.


C'est vraiment beau ce que tu écris et que dire de tes photos.......j'adooorrrre! :-)
RépondreSupprimerOn dirait ton regard au travers d'une loupe. C'est intéressant l'effet. Ma préférée c'est celle de vous deux: une bulle qui imortalise le moment. WoW
RépondreSupprimerCyn, ta belle-soeur.