L'Univers prend de l'expansion. Voilà, c'est dit, retournez vous coucher, braves gens.
L'Univers prend de l'expansion, et on n'y comprend pas grand-chose. J'exagère. Je n'y comprends rien, et vous non plus, mais certains d'entre nous en comprennent un peu. Quelques parcelles de cet infini océan.
Quand j'imagine l'Univers croître, et gonfler, je zoom out, et je vois une grande bulle noire pleine de roches et de rayons qui grossit sur un fond blanc. Je ne peux pas concevoir qu'il n'y ait pas de fond blanc, et pourtant, il n'existe pas de fond blanc, si l'Univers contient tout ce qui existe.
L'expansion de l'Univers, c'est seulement l'avancée de ce qui existe sur ce qui n'existe pas. Pas de fond blanc, donc, juste ce qui existe qui prend de plus en plus de place. De place dans quoi? Sais pas, de place, tout court.
On s'étonne ensuite qu'Einstein crût en Dieu.
Dieu, celui qui Sait. Qui sait comment ça marche, qui a les réponses à toutes les questions jamais posées par les Hommes. D'avoir quelqu'un, quelqu'un avec des traits humains, des mains (d'où s'échappent de la lumière, mais quand même), un visage, une barbe, d'avoir quelqu'un à qui l'on peut s'identifier et qui Sait. Qui pourrait jeter un oeil sur les travaux d'Einstein, justement, et corriger en 10 minutes avec un Bic rouge.
14/20. M. Einstein, soignez la présentation.
C'est rassurant, un Dieu, devant l'immensité. C'est rassurant de croire qu'il existe des formules qui nous aident à comprendre l'incompréhensible, à reprendre le contrôle sur un phénomène qui nous échappait jusque-là. Difficile d'accepter d'être le fruit d'un hasard spectaculaire et fabuleux. Des êtres avec des cheveux dans une mer de roche, de gaz. Et comme si ce n'était pas déjà assez fabuleux, certains d'entre nous ont même des cheveux blonds.
Mais où va-t-elle avec ce billet? Elle ne le sait pas, elle a le vertige devant l'énormité. C'est parce que j'ai vu un film, pardonnez-moi.
C'est un vertige que me donne aussi, à échelle infinitésimalement plus petite, le système économique mondial qu'on a choisi. Le capitalisme. Qui comme l'univers, prend sans cesse de l'expansion. De pays développés en marchés émergents en pays sous-développés. Contrairement à l'Univers, le marché a cependant des limites terrestres bien visibles.
Quand j'imagine le capitalisme qui croît, je zoom out, et je vois une tache de jus qui s'étend, et qui finit par recouvrir la Terre. Mais c'est tout, je vois la fin, la limite où l'expansion n'est plus possible.
Le capitalisme pour lequel de grands cerveaux cherchent (et trouvent parfois) des formules. Des corrélations. Saisir la bête, la dompter, anticiper ses coups de cornes.
Mais, alors que c'est l'Univers et le mouvement qui l'anime qui ont créé les hommes avec des cheveux, ce sont les hommes avec de grandes idées sous les cheveux (ici s'applique cependant la théorie de la relativité, comme dans relatif), qui ont créé le capitalisme, et le mouvement qui l'anime.
L'Homme, éternel control freak qui crée l'incontrôlable.
On s'étonne ensuite que les hommes avec des cheveux (particulièrement ceux avec beaucoup de cheveux et souvent de la barbe) croient en Dieu. Pas le choix. Sinon quoi? La tache de jus qui s'étend et qui laisse au hasard la pitance de demain.
De retour pour vous dire ça? Ben oui. De retour une fois par semaine, mais pas de voyage (pour l'instant). On essaye?
L'Univers prend de l'expansion, et on n'y comprend pas grand-chose. J'exagère. Je n'y comprends rien, et vous non plus, mais certains d'entre nous en comprennent un peu. Quelques parcelles de cet infini océan.
Quand j'imagine l'Univers croître, et gonfler, je zoom out, et je vois une grande bulle noire pleine de roches et de rayons qui grossit sur un fond blanc. Je ne peux pas concevoir qu'il n'y ait pas de fond blanc, et pourtant, il n'existe pas de fond blanc, si l'Univers contient tout ce qui existe.
L'expansion de l'Univers, c'est seulement l'avancée de ce qui existe sur ce qui n'existe pas. Pas de fond blanc, donc, juste ce qui existe qui prend de plus en plus de place. De place dans quoi? Sais pas, de place, tout court.
On s'étonne ensuite qu'Einstein crût en Dieu.
Dieu, celui qui Sait. Qui sait comment ça marche, qui a les réponses à toutes les questions jamais posées par les Hommes. D'avoir quelqu'un, quelqu'un avec des traits humains, des mains (d'où s'échappent de la lumière, mais quand même), un visage, une barbe, d'avoir quelqu'un à qui l'on peut s'identifier et qui Sait. Qui pourrait jeter un oeil sur les travaux d'Einstein, justement, et corriger en 10 minutes avec un Bic rouge.
14/20. M. Einstein, soignez la présentation.
C'est rassurant, un Dieu, devant l'immensité. C'est rassurant de croire qu'il existe des formules qui nous aident à comprendre l'incompréhensible, à reprendre le contrôle sur un phénomène qui nous échappait jusque-là. Difficile d'accepter d'être le fruit d'un hasard spectaculaire et fabuleux. Des êtres avec des cheveux dans une mer de roche, de gaz. Et comme si ce n'était pas déjà assez fabuleux, certains d'entre nous ont même des cheveux blonds.
Mais où va-t-elle avec ce billet? Elle ne le sait pas, elle a le vertige devant l'énormité. C'est parce que j'ai vu un film, pardonnez-moi.
C'est un vertige que me donne aussi, à échelle infinitésimalement plus petite, le système économique mondial qu'on a choisi. Le capitalisme. Qui comme l'univers, prend sans cesse de l'expansion. De pays développés en marchés émergents en pays sous-développés. Contrairement à l'Univers, le marché a cependant des limites terrestres bien visibles.
Quand j'imagine le capitalisme qui croît, je zoom out, et je vois une tache de jus qui s'étend, et qui finit par recouvrir la Terre. Mais c'est tout, je vois la fin, la limite où l'expansion n'est plus possible.
Le capitalisme pour lequel de grands cerveaux cherchent (et trouvent parfois) des formules. Des corrélations. Saisir la bête, la dompter, anticiper ses coups de cornes.
Mais, alors que c'est l'Univers et le mouvement qui l'anime qui ont créé les hommes avec des cheveux, ce sont les hommes avec de grandes idées sous les cheveux (ici s'applique cependant la théorie de la relativité, comme dans relatif), qui ont créé le capitalisme, et le mouvement qui l'anime.
L'Homme, éternel control freak qui crée l'incontrôlable.
On s'étonne ensuite que les hommes avec des cheveux (particulièrement ceux avec beaucoup de cheveux et souvent de la barbe) croient en Dieu. Pas le choix. Sinon quoi? La tache de jus qui s'étend et qui laisse au hasard la pitance de demain.
De retour pour vous dire ça? Ben oui. De retour une fois par semaine, mais pas de voyage (pour l'instant). On essaye?
Ravie de te retrouver sur ton blogue!
RépondreSupprimerVertige partagé sur ces visions qui me font fermer les yeux...Tableau qui prend vie derrière mes paupières close pas tout noir, pas tout blanc le tableau, souvent gris (de pâle à foncé).
Tu sais quoi? ton talent ,lui, est comme l'Univers...
Lucie xxx